Chocolat : odeurs, saveurs et douceurs

Un matin venteux et pluvieux a rassemblé quelque trente participants à la visite de la fabrique de chocolat Favarger à Versoix. Après un moment d’attente dans le froid et l’humidité, une charmante guide nous a invités à pénétrer dans l’antre de la chocolaterie.

Un des deux groupes prêt pour la visite

Règles sanitaires obligent, nous avons enfilé des tenues dignes d’une salle d’opération. Emballés comme des chirurgiens, nous avons parcouru le bâtiment du haut en bas et dans toute sa largeur.

Fèves, beurre de cacao, sucre et noisettes, tout pour un délicieux chocolat

Très documentée et intéressante, la guide nous  a fait découvrir les diverses phases de la fabrication, depuis la cabosse et ses fèves , jusqu’aux « Avelines », produit phare de la maison.

 

Image Favarger                  Nettoyées, les fèves vont commencer leur transformation

Comme tout est automatisé, notre parcours nous a montré surtout de grosses machines qui râpent, malaxent et concoctent une pâte moelleuse et odorante. Peu d’ouvriers ici, car tout roule sans effort.

Image Favarger
La pâte de chocolat

A la dernière phase, des noisettes, du café, du caramel ou d’autres adjuvants sont ajoutés pour former les délicieux fondants. Enfin, ces pralinés sont conditionnés à la main dans de jolies boîtes enrubannées.

Un passage obligé, la boutique

Cette visite nous ayant mis l’eau à la bouche, nous avons fondu sur la boutique pour acquérir nos chocolats préférés, qui ont complété le petit cornet de douceurs offert par la maison.

Les coulisses de l’Escalade

Edourad Elzingre; BGE

Pour la dernière conférence de l’année, Jacqueline a choisi de nos présenter les « Coulisses de l’Escalade », un sujet un peu méconnu, qui a passionné un public de plus de 40 personnes. Chacun connait l’histoire de l’assaut de Genève par les troupes savoyardes qui en fait étaient composées de plus de mercenaires que de gens du cru. Après avoir évoqué la bataille et les enjeux politiques qui lui étaient liés, Jacqueline nous a parlé de la vie à Genève à cette époque. On ne nageait pas dans l’opulence, et les repas étaient souvent composés de pain, toujours dur, trempé dans la soupe. On buvait peu d’eau, car trop polluée. Elle était remplacée par du vin ou du  cidre.

Les familles étaient nombreuses, car beaucoup d’enfants mourraient jeunes.

L’« Académie de Genève » comme on l’appelle alors sort de terre dès 1558. Restauré et transformé de façon exemplaire, le Collège Calvin a retrouvé sa grandeur austère et majestueuse.                                                                                                                                        Image Internet

Le Collège, dirigé par Théodore de Bèze, était fréquenté uniquement par les garçons.

Les imprimeurs installés dès les années 1530 imprimaient surtout la Bible qui, sous le manteau, grâce à des colporteurs, a pu être largement distribuée dans le Royaume de France.

11 juillet 1603, le duc de Savoie Signe à contrecœur le Traité de St Julien. Genève, sera dorénavant traitée sur un pied d’égalité non seulement par son menaçant voisin mais aussi par les grandes puissances européennes.        Edouard Elzingre MAH

L’industrie est en régression. La principale activité, la soierie, s’éteint. Il faudra attendre quelques années pour que l’horlogerie et les métiers d’art qui lui sont associés : orfèvrerie, bijouterie, gravure, émail passent au au-devant de la scène et s’exportent dans toute l’Europe.

Jacqueline a écumé la documentation, les écrits relatant cette époque et internet. Un vrai travail de recherche sérieuse et solide. Merci pour cet éclairage inédit d’une période agitée.

Puis tout le monde s’est retrouvé autour d’un lunch bien fourni, suivi par le bris fracassant de la marmite en chocolat.

 

« L’effet boomerang »

Retour aux sources aborigènes, les arts aborigènes d’Australie

On voit souvent les aborigènes comme un peuple primitif au faciès troublant. L’exposition du MEG veut corriger cette impression, redonner à ce peuple la place qu’il mérite. A leur arrivée en Australie, les Anglais, Cook en tête, ont débarqué en conquérants et se sont appropriés des espaces habités par les aborigènes, qu’ils ont méprisés.

Les vitrines contiennent un matériel dense reflétant la richesse de la culture aborigène et leur mode de vie de chasseurs-cueilleurs.

Mais ce peuple avait un patrimoine culturel très riche avec des objets utilitaires : boomerangs, lances, et boucliers. Ils avaient aussi une vie sociale insoupçonnée avec des échanges entre communautés au moyen de nacres gravés et de bâtons de messages qui servaient de passeport.

Tortue Merad d’Underdown Cay (Merad Turtle from Underdown Cay) par collectif du Centre d’Art d’Erub Australie, Queensland, détroit de Torres, île Erub Meriam Mer. 2015
Corde en polypropylène sur armature métallique

Plus récemment, les aborigènes ont façonné des animaux marins avec des filets de pêche perdus en mer. Une action écologique et artistique.

Minyma Tjuta (Le Rêve des Sept soeurs) par le Spinifex Women’s Collaborative
Australie-Occidentale, Tjuntjuntjara Pitjanjatjara. 2010 Acrylique sur toile
Musée d’art aborigène australien « La grange », Môtiers

La destruction de leur culture les a amenés à renforcer leur identité et leur créativité. C’est l’effet boomerang. L’art devient revendication et instrument de lutte politique. Que ce soit des peintures sur écorce, sur tissu ou encore corporelles, elles soulignent l’existence des aborigènes et renforcent leur droit d’exister, surtout dans un continent aussi grand que l’Australie. Les autorités ont fini par accepter et à incorporer ces premiers habitants dans la vie sociale et politique.

Maltraitance

La maltraitance subit souvent la loi du silence

Dr Nadir Boumendjel

Le docteur Nadir Boumendjel, docteur en médecine interne et spécialisé en gériatrie,  nous a révélé quelques aspects de la maltraitance et sur la manière d’y remédier.

Souvent ce sujet subit la loi du silence. La FEGEM l’a étudié et tout n’est pas rose. L’entourage n’entend pas, ne voit pas et ne parle pas de la souffrance d’autrui. La maltraitance est une large notion, elle porte atteinte aux droits des personnes avec une absence notoire de justification. Il peut s’agir aussi de malveillance ou de négligence. Mais des coups, de la violence, des abus, de la honte, du harcèlement de toute nature peuvent également survenir, comme inspirer la crainte ou menacer de chantage.

Droits de la personnalité

Chaque personne a droit à l’intégrité physique, affective et sociale.

Les Droits humains luttent contre : âgisme, discrimination, contentions mécaniques et chimiques, abus de médicaments, abandon et acharnement diagnostique et thérapeutique ainsi que pour le consentement ou refus libre et éclairé du patient.

Les atteintes à ces droits peuvent varier en intensité. Il peut s’agir d’action ou même d’omission. Le trouble que subit une personne du fait d’un tiers est une atteinte. L’absence de justification est parfois flagrante, elle n’est pas légitimée par une situation d’urgence.

L’auteur de malveillance est conscient de ses actes et doit en accepter les conséquences. Il peut encore s’agir de négligence ou  de manque d’attention dans un contexte de dépendance.

Et la justice?

Dans les institutions (hôpitaux ou EMS) et même à domicile, les personnes sont vulnérables physiquement et psychiquement. Elles dépendent du bon vouloir et de la générosité environnementale.

L’identification juridique dépend de tous ces facteurs. Les conséquences de la maltraitance peuvent être civiles (dommages et intérêts) ou pénales (peines pécuniaires ou privatives de liberté). Il peut encore avoir des suites administratives comme le retrait de l’EMS  (perte d’emploi), l’interdiction de pratiquer ou, pour les institutions, le retrait de droit d’exploiter.

En parler

En cas de doute, il faut parler de ses soupçons de maltraitance à une personne de confiance. Le laisser-aller est une sorte de négligence et est assimilé à de la maltraitance.

L’obligation de signaler ces  conduites est un acte citoyen et un devoir de protection.

A noter que 4 à 5% des personnes âgées sont maltraitées en communauté, 10% le sont dans les hôpitaux. 40% des douleurs ne sont pas traitées et 30% de cas de malnutrition ont été détectés.

En conclusion, il faudrait remplacer la structure mentale des médecins, trop technique et psychorigide par des valeurs plus humaines et une prise en charge globale des soins.

Professeur Charles Henri Rapin

Pour finir, le docteur Boumendjel rend hommage au professeur Rapin sans lequel de nombreux sujets seraient encore aux oubliettes.

 

Côté chaire, côté rue

La Réforme à Genève 1517 – 1617

Gravure de Genève (environ 1520)
image ArchivesEtatGE

L’expo montre l’impact de la réforme sur la vie des Genevois. On célèbre les 500 ans de la protestation de Martin Luther contre les indulgences. Cet évènement n’a pas de véritable répercussion sur Genève avant le début des années 1530. Diffusées en 1520, ces idées engendrent une agitation religieuse qui émanent d’une mobilisation collective.

Eduquer le chrétien : le Collège et l’Académie                                                                      Pour les premiers réformateurs Calvin et Farel, les enfants sont d’importants acteurs de la transmission des nouvelles idées et dès 1541, les Ordonnances ecclésiastiques, rappellent « qu’il faudra dresser Collège pour les instruire, afin de les préparer tant au ministère qu’au gouvernement civil ».        Image ArchivesEtatGE

L’expo montre comment les Genevois se sont impliquées dans le processus de la Réforme et met en évidence comment la conversion a affecté leur vie quotidienne. Les archives présentent l’écho de l’activisme, de la résistance ou de l’adaptation des divers acteurs (hommes, femmes, enfants) et soulignent la changement réel ou mythifiés qu’impose la pratique du nouveau culte.

Une vingtaine de vitrines contiennent des manuscrits des années de la Réforme et ces écrits montrent pas-à-pas ses avancées et ses effets sur la population et la vie courante des Genevois. Des illustrations parlantes imagent la présentation et donnent une bonne idée du déroulement de ces années agitées.

D’après :  www.ge.ch/archives2017

La santé autrement

 

 

Notre conférencier, Jean-François Gertsch

Jean-François Gertsch nous a présenté un exposé captivant sur les manières de mieux prendre notre santé en main. Après une petite histoire de l’alimentation, il a fait table rase de quelques « fausses vérités »: le jus d’orange le matin, manger un peu de tout, surtout pas plus de trois œufs par semaine, remplacez le beurre par l’huile de tournesol ou la margarine, le compléments  alimentaires sont inutiles et dangereux, le sans-gluten est une mode stupide et encore les produits laitiers sont nos amis pour la vie. Il a vraiment ébranlé nos croyances dans ces préceptes qui ont le vie dure.

Prendre en main sa santé

Les activités intellectuelles et physiques, c’est bon pour la santé !

Puis, Jean-François nous a expliqué comment prendre sa santé en main avec la mise en place d’un fonctionnement de base en 5 étapes très facilement réalisables, comme réduire la quantité de viande, ne pas grignoter entre les repas, éviter les régimes draconiens, adopter des rythmes de vie régulier et ne pas oublier de se faire plaisir avec un petit carré de chocolat et un ou deux verres de vin par jour. Sans oublier l’exercice physique et les activités intellectuelles. Il estime utile de se nettoyer l’organisme par de petites périodes jeûne, sans oublier de le re-nutrir par des bons aliments.

Il prône une alimentation sans carences et sans surcharges. Tout ça ne se fait évidemment pas en un jour. Il faut persévérer des semaines, voire des mois. A partir de 50 ans, en mangeant de manière plus réfléchie selon des préceptes simples, il est possible d’avoir une meilleure qualité de vie et notamment de remédier naturellement aux douleurs inflammatoires.

Notre conférencier conseille de consulter un praticien de médecine alternative pour contrôler ses propres manques (s’il y en a) et justifier la prise d’autres compléments alimentaires. Il avait préparé une documentation très fouillée que chaque participant a reçu.

Verbois

La barrage de Verbois assure le 15% de la consommation électrique du canton.

 

Alternateur Sécheron; Turbine Kaplan Charmilles, Genève 1942

Barrage au fil de l’eau, précisément au fil du Rhône, Verbois abrite 4 turbines alternateurs qui fournissent une puissance électrique total de 100 MW et de ce fait assure la consommation en électricité du canton à hauteur de 15%.

La visualisation des maquettes aide à la compréhension du fonctionnement de l’usine

La retenue d’eau formée par la barrage contient 13 millions de mètres cubes. Elle très fréquentée par les canards et constitue un refuge d’hiver bien abrité pour les migrateurs.
Long de 400 mètres et haut de 20 mètres, l’ouvrage est complété par une échelle à poissons de 107 bassins sur 350 mètres de long.
Le barrage a été inauguré en 1944 et ses plans ont été dessinés par Maurice Braillard.
Juste à côté, une centrale solaire a démarré en 2005. C’est une des plus importantes de Suisse avec 600 panneaux, capable de ravitailler en électricité 300 ménages genevois.

Sous l’oeil amusé de notre guide, un participant tente de fournir de l’électricité à la force des mollets

Nous avons découvert ces installations sous la conduite de Ariel Pierre Haemmerlé, un guide documenté à fond et foisonnant d’anecdotes. Nous avons débuté par la visite du Pavillon de l’énergie qui expose avec des maquettes, des panneaux, des dessins à peu près tout ce qu’il est intéressant savoir sur les activités des Services Industriels.

Des Seniors enchantés de leur visite

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Parmi les roses

Daniel Oertli, chef du service des espaces verts de la Ville de Genève

Le  SEVE (service des espaces verts) de la Ville de Genève compte 200 collaborateurs. Le chef de service, Daniel Oertli, architecte paysagiste nous explique  son fonctionnement et sa mission. La ville adapte la gestion différenciée au service de la biodiversité. Chaque année, des surfaces complémentaires s’ajoutent aux étendues déjà travaillées, mais le service dispose de moins de collaborateurs. Donc il s’agit de bien équilibrer les ressources.

Soucis permanents, le 95% des prairies ont disparu et 47% des milieux naturels sont menacés. De plus, la disparition des abeilles s’accélère. Donc, il faut composer avec tous ces paramètres et adopter le mode de gestion le mieux adapté au potentiel écologique des espaces verts, à sa valeur culturelle et à son usage.

Internet                                 Fontaine du Bourg de Four

Entre l’entretien fonctionnel, intensif et extensif, les jardiniers varient leurs soins  en prenant garde à l’esthétisme, au fleurissement, à la fertilisation et à l’arrosage des divers lieux. Par exemple, les fontaines fleuries demandent  un entretien et un arrosage régulier, des tâches assez lourdes.

Rentabiliser, économiser et moins polluer

Internet Le SEVE a acquis 14 camionettes électriques, munies de capteurs solaires, pour l’entretien des parcs et promenades. Une équipe de jardiniers a suivi une formation et maintenant chacun sait travailler avec sa faux personnelle. Ailleurs se sont des moutons qui se chargent de tondre.

La production de compost « indigène » est favorisée, afin d’éviter le transport et la pollution engendrée. De même, on choisit plutôt la végétation indigène, mieux adaptée au climat et moins gourmande en eau.

Les arbres souffrent du changement climatique, il faut maintenant choisir maintenant plutôt des essences méditerranéennes.

Le désherbage se fait à la vapeur, plutôt qu’avec des produits chimiques. La gestion du bois est aussi repensée. Avec les 3 à 400 arbres coupés chaque année, le SEVE produit des copeaux. Tout est donc réutilisé.

L’entretien prend en compte 3 valeurs: l’écologie, l’usage et l’intérêt culturel. « L’objectif est d’arriver à 100% de gestion différenciée, contre 50% aujourd’hui, précise Daniel Oertli. »

Bénévolat

Internet                               Une opération crocus réussie

« Le bénévolat dans les parcs a un grand avenir, se réjouit le chef de service. Nous essayons de créer des structures qui permettent aux associations de s’engager. Nous avons de petits projets dans différents quartiers. Nous misons sur une logique de proximité. »

Dans cette optique, l’opération crocus aura lieu le jeudi 6 novembre au Parc Beaulieu. Il s’agit de planter quelque mille bulbes. D’autres actions suivront crescendo, avec éventuellement des classe d’école.

 

 

Dix ans : une fête prodigieuse

C’était évident, nous allions fêter les dix ans des 55+ en fanfare et avec faste. Pas si facile…Nous nous sommes creusés les méninges et avons finalement choisi comme thème le sud, l’Italie, le pays de nos vacances, joyeux coloré, gastronomique et riche en découvertes.

En fin de matinée, dans un décor créé par Kathrin, la mise en place est terminée.

Le menu d’abord ! En pianotant sur son ordi, Jacqueline a trouvé la recette du « pollo alla cacciatora », un plat goûteux plein de saveurs. Nous l’avons d’ailleurs testé avant de l’adopter.

En entrée : insalata caprese

Nous l’avons soumis à Lorenzo Sofia, qui a su magnifiquement le réaliser avec des pommes de terre grenaille et des haricots beurre. Pour l’apéro : cubes de parmesans, rondelles de salamis, olives et feuilletés, arrosés de Prosecco. Le poulet était accompagné d’un merlot de Vénétie tout en rondeur et en profondeur. Pour le dessert : une cassata imbibée de marasquin. Et pour finir en beauté, un Limoncello que chacun a siroté avec gourmandise.

Mais tout a commencé par le gâteau d’anniversaire, en l’occurrence un somptueux pain garni de dix bougies.

Puis, en introduction, Jacqueline a conté le sud, l’Italie et toutes les sensations qu’évoquent ces contrées.

Nous avions mobilisé pour le service : Kathrin, Lidia, Ursula, Francesco et Stanislas ; Eliane et Salvatore s’occupaient des boissons ; Anne-Françoise et Willy remplissaient la caisse. Lise et Jacqueline étaient au four et au moulin !

Tout a marché comme sur des roulettes. Le personnel était parfait et personne n’a dû attendre son assiette ou manger froid. On a rarement vu une équipe aussi coordonnée et efficace.

Le chœur des Seniors

Les participants étaient accueillis au son de la trompette d’Adriano Bassanini, notre homme-orchestre pour toute la soirée. Il a enchaînée sur des mélodies italiennes, nous a fait chanter du bel canto et des chansons populaires. Le chœur des seniors a retrouvé toutes les mélodies de sa jeunesse et il a donné de la voix.

Pour le final : une joyeuse chenille

Tous ces airs entraînants ont donné la bougeotte à certains qui se sont mis à danser et une chenille hilarante a clos cette soirée épatante, voire prodigieuse.


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La maison du Salève

La ferme de Mikerne, aujourd’hui la Maison du Salève est installée dans un bâtiment du XVIIIème siècle, ancienne propriété de la Chartreuse de Pomier. 

Belle après-midi. Sous la conduite d’une guide très intéressante, nous avons visité la Maison du Salève, une ancienne ferme dépendant des Chartreux de l’Abbaye de Pomier. Ancienne grange, c’est un exemple caractéristique de l’Architecture du Genevois au XVIIIe siècle. Toutes les fonctions de la ferme sont regroupées sous un même toit (logis, écuries, étables, foin). Nous pénétrons d’abord dans la grande cuisine qui desservait deux familles, la seule pièce chauffée par une grande cheminée dans laquelle était percé un orifice. Il servait à évacuer les cendres, utilisées ensuite pour faire la lessive. Les pièces de viande étaient fumées dans cette cheminée et pendues à une crémaillère, d’où l’expression « pendre la crémaillère » pour inaugurer une habitation. La pièce adjacente était également chauffée par cette cheminée et il y en avait une deuxième à l »étage. Des tuiles ont été retrouvées avec le logo de l’abbaye de Pomier, c’est ce qui a permis de retrouver quels ont été les occupants des lieux.

La chartreuse de Pomier (pro murus), toute proche, est née grâce à une donation de Guillaume 1er Comte de Genève et de Vaud en 1170. Aujourd’hui, dans ce site se déroulent mariages, séminaires et réceptions.

La construction du bâtiment a été faite avec des matériaux trouvés sur place : de la chaux avec du calcaire du Salève.Un grand auvent protège la cour, il repose sur des bras de force en bois, ainsi que sur le prolongement des deux murs pignons qui abritent la cour du vent. La maison est orientée nord-est/sud-ouest afin d’être parallèle aux vents dominants, notamment la bise qui souffle du nord. Sur le mur nord, il y a une petite fente en forme de meurtrière qui permet de rafraîchir le garde-manger.

Au premier étage, un petit musée est dédié au Salève, à sa géologie, à ses habitants. La montagne fut un refuge des hommes à l’âge du bronze, puis les Allobroges et les Gallo-Romains s’y succédèrent.

L’entrée de la Gorge d’Orjobet, du nom du paysan qui l’a fait découvrir à Horace-Benédict de Saussure 1740-1790. Ce scientifique, botaniste, physicien et géologue Genevois est considéré comme le père de l’alpinisme. Le Mont-Salève lui servait de laboratoire et de terrain d’entraînements pour ces futurs ascensions dans les Alpes.

Dans la période moderne, le Salève et ses falaises ont été un laboratoire pour les sports de montagne et les scientifiques, en particulier pour Horace-Bénédict de Saussure. La montagne a été le berceau de la naissance de la varappe. En 1887, la première société de sauvetage en montagne a été créée.

Une grande maquette illuminée retrace encore les divers itinéraires parcourus par les promeneurs et grimpeurs. Un espace passionnant à découvrir.

Les participants à cette sortie instructive et gourmande.

Pour clore cette captivante visite, un goûter a été servi dehors, avec des produits de la Ferme de Follon : charcuteries variées, fromages et délicieux pain et de la tarte aux pommes pour conclure.

Asperges sauvages

Et surprise finale, Salvatore a déniché un coin à asperges sauvages, tellement nombreuses que chacun en a reçu une gerbe…


 
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